Voir toutes les actualités Toutes les actus Flux d'informations

 

Dans la presse

(Ouest-France - 7/02/2017)

CAP Solutions culinaires vise le marché européen

L’entreprise agroalimentaire de Pleucadeuc fabrique, entre autres, des sauces pour la restauration commerciale et industrielle. Elle affiche un chiffre d’affaires de plus de 30 millions.

L’entreprise

C’est dans un univers quasi-futuriste qu’évoluent les employés de CAP Solutions culinaires, à Pleucadeuc, en charge de la production. L’entreprise compte deux métiers, la création de barde de porc et les sauces. Chaque jour, hommes et femmes passent par des sas de décontamination, pour éliminer toutes bactéries sur leurs tenues réglementaires. L’hygiène est évidemment une priorité dans l’agroalimentaire. Ensuite, ils pénètrent dans leurs espaces de travail, aux murs recouverts de panneaux isothermiques blancs, où s’élèvent des dizaines de machines et de cuves en inox.

« Une recette, un client »

Le froid est aussi omniprésent. Des sachets de sauce sont produits par milliers, à destination des clients de l’entreprise, la restauration commerciale ou industrielle. Chaque chaîne de production est indépendante, pour respecter la devise suivante : « Une recette, un client » , confie Loïc Balac, le directeur. Ces recettes justement proviennent du pôle recherche et développement, une équipe de huit personnes. « Les recettes répondent d’abord aux sollicitations de nos clients, explique le directeur. Mais CAP Solutions culinaires peut être aussi force de proposition. Nous suivons de près les nouvelles tendances. C’est pourquoi nous avons créé récemment une sauce d’accompagnement vegan, de type mayonnaise. Le principal challenge a été le remplacement du jaune d’œuf et le fait de ne pas introduire d’allergènes en substituant la moutarde. » Ce produit a d’ailleurs été nominé au grand prix innovation du salon de l’hôtellerie et de la restauration, le Sirha, à Lyon, en janvier. L’année 2016 a marqué une date clef pour la société, qui a célébré ses 40 ans et qui est devenue filiale du groupe Jean-Floch. « Cette année se caractérise par une stabilité de notre chiffre d’affaires, soit un peu plus de 30 millions, précise le directeur. Nous voulons viser plus haut en développant le commerce en dehors de la France. » En effet, 20 % du chiffre d’affaires de l’entreprise est réalisé avec des clients européens. L’objectif est de passer à plus de 30 % d’ici trois ans, grâce aux stratégies mises en place. « Un commercial expérimenté sur l’export vient d’être recruté pour amener des ventes additionnelles, mais nous travaillons également sur la visibilité de l’entreprise. » Le changement d’actionnaire a été l’occasion de créer un nouveau nom et un nouveau logo. La société a donc engagé depuis six mois d’importants moyens en termes de communication avec un slogan global pour l’entreprise. D’autres, spécifiques aux produits, sont en cours d’élaboration. CAP Solutions culinaires est également en train d’investir dans un troisième métier, la réalisation de poudres épicées appelées « mixes », composant de base pour de nombreuses recettes. « Notre but est de nous approprier ce savoir-faire industriel et technologique pour ensuite entamer la prospection. » Un plus pour une société qui vise les 40 millions de chiffre d’affaires en 2020.

Guillaume SAUZER

---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

(Ouest-France - 23/06/2016)

Des algues seront valorisées sur l’ex-site Doux

Algaé Innovation rachetera la friche industrielle de 4,5 ha à Pleucadeuc. Des biomatériaux, une alternative au plastique, y seront fabriqués à partir d’algues.

L’initiative
Des gobelets réutilisables, des jetons de chariot de supermarché, des porte-cartes… Voilà des produits qui devraient bientôt remplacer les dindes qui sortaient, il y a encore trois ans, de l’usine Doux de Pleucadeuc. Les 4,5 hectares du site industriel, liquidé entre 2012 et 2013 (laissant 407 salariés sur le carreau), viennent d’être rachetés 100 000 € par l’entreprise Algaé Innovation qui appartient au groupe Lyréco (2200 employés en France et 10 000 dans le monde), l’un des leaders européens de la distribution de matériel de bureau.


100 % biodégradable
David et Édouard Coti, les cogérants, projettent d’y valoriser des sargasses, des algues considérées comme invasives aux Antilles (1) mais dont les fibres permettent de les transformer en biomatériaux (biodégradables) ou bioplastique (mixant algues et plastique pétrosourcé).« De véritables alternatives au plastique dont 450 kg sont jetés chaque seconde dans les océans », insistent les deux associés. Les procédés brevetés ont été développés par Algopack, entreprise malouine rachetée par les deux frères. Au niveau des débouchés,« le champ des possibles est infini », estime David Coti. Ils comptent bien faire prospérer et développer leur société sur le site de Pleucadeuc où la mairie leur a cédé un terrain voisin de quinze hectares« pour un euro symbolique afin d’envisager l’avenir sereinement », précise le maire Alain Launay. C’est cet argument qui a d’ailleurs séduit les investisseurs qui anticipent déjà le développement futur d’Algaé Innovation.

Tourner la page
Dès décembre, l’entreprise qui dispose déjà d’une chaîne de production quittera Saint-Malo pour emménager dans le Morbihan. Elle y installera son laboratoire recherche et développement, une zone logistique où les algues seront entreposées mais aussi une usine de production de granulés permettant de fabriquer les produits finis. Certains seront d’ailleurs réalisés sur place comme des pots de fleurs, des urnes funéraires… Trois emplois pourraient être créés dans un premier temps mais lobjectif est de très vite monter en puissance. Aucun chiffre n’est pour l’heure avancé.« Tout dépendra des développements que l’on parviendra à réaliser ». D’ici 2021, l’objectif est de valoriser 50 000 tonnes d’algues par an. Pour le maire, c’est une grande satisfaction et un soulagement de voir Algaé Innovation arriver dans cette friche industrielle« qui ne deviendra pas une ruine comme l’ancienne usine Doux de Malansac ». Il reconnaît que les visites ont été peu nombreuses pour racheter le site,« en mauvais état, peu attractif et souffrant d’une image déplorable. Mais aujourd’hui, on a trouvé un sauveur grâce à l’aide précieuse et capitale du service du développement des territoires du conseil départemental ». Pleucadeuc espère pouvoir enfin tourner cette page sombre de son histoire industrielle.


Lionel CABIOCH.

(1) L’entreprise n’a pour l’instant pas trouvé de solution pour valoriser les algues vertes qui s’échouent sur les plages bretonnes « car elles sont trop chargées en eau ».